Marie Mespoulet, née en 1957, voyageuse solitaire et sac à dos depuis l’age de ses 18 ans.

 

Après une marche en Himalaya en 1975 la sédentarité des bureaux d’étude industriel lui pèse.

 

Rapidement un aller simple pour l’Afrique de l’Ouest lui fera comprendre qu’un pas plus un autre peuvent accompagner sa vie.

 

 

Plut tard viendront l’Asie du sud-est, le continent Indien, la Corée, le Japon, la fameuse Terra del Fuego, zone Arabique, le voyage devient alors sa liberté.

 

 

Par la suite j’ai beaucoup crapahuté dans les pays ex-soviétiques en Europe et aussi en Asie centrale, une visite administrative obligée a l’ambassade de France du Kirghizstan de Bichkek va me pousser alors vers les terres que j’appréhendais : la Russie.

 

J’ai juste demandé a l’ambassadeur pourquoi les gens avaient souvent des visages fermés au Tadjikistan. « N’allez surtout pas en Russie c’est « bien plus pire » m’a-t-il répondu. »

 

J’ai non seulement trouvé la réponse absurde, mais je me suis jurée immédiatement que mon prochain voyage m’emmènerait en Russie. Merci encore a cette ambassade.

 

De retour en France j’ai ouvert une carte de Russie et j’ai vu l’immensité du projet. Alors tant qu’à faire, j’allais choisir pour un premier contact la Sibérie Orientale.

 

Si le nom Sibérie me faisait fantasmer, Oriental m’était familier, mais je ne savais pas que j’allais être happée par le Nord.

 

Il y a eu un premier voyage de trois mois en été de Ekaterinbourg a Vladivostok en passant par Iakoust, Magadan, le fleuve Amour et des nombreuses rencontres pleines d’émotion.

Je posais souvent la question aux Russes » quelle saison préférez-vous ? L’hiver était unanime » Que cela ne tienne je reviendrais passer les trois autres mois suivant dans le froid du Nord, je veux comprendre.

 

Aujourd’hui après presque deux années de déambulations dans ce Nord je me sens presque dans ma terre secondaire.